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Championnats de France Interclub : interview de Bridge Académie

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Nous avons eu la chance d’interviewer Jean-Luc Aroix, Alain Benoit, Jean-Louis Counil et Dominique Fontenau, membres de l’équipe Bridge Académie, qui ont remporté la finale des Championnats de France Interclub Division Nationale 1A, en septembre dernier.

Un grand merci à cette équipe de copains bridgeurs passionnés pour avoir accepté de répondre à nos questions.

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Quelle est votre histoire avec le bridge ?

Dominique Fonteneau : Dominique Fonteneau, 40 ans, jardinier et ex-professeur de bridge. Champion d’Europe  des moins de 20 ans et vainqueur de la Coupe de France associé à Jérome Rombaut en 1994. Quelque trop rare titre depuis.

Jean-Luc Aroix : J’ai 51 ans et je suis enseignant. J’ai débuté le bridge il y a environ 35 ans. J’ai intégré un  club et fait de la compétition dès mes débuts : tout d’abord au club d’Agen (Lot-et-Garonne) puis dans le comité de Haute-Normandie (club de Dieppe dont j’ai été président pendant quelques années) pendant 15 ans. Depuis 2002, j’habite Bordeaux et je joue en compétition soit dans cette ville, soit à Paris (divisions nationales par paires ou par 4). Je fais depuis une petite dizaine d’années une exception pour les Interclubs que je dispute à Toulouse pour le club de Bridge Académie (sinon je suis membre du club de Gradignan-Bordeaux).

Alain Benoit : Alain Benoit, Docteur en Pharmacie, 54 ans. Je suis fils de bridgeurs, mes parents ont été champions du Maroc plusieurs fois  (nous vivions au Maroc jusqu’à fin des années 80). J’ai commencé à 16 ans, l’année de ma terminale et j’ai arrêté juste après le bac (1977) pour me consacrer à mes études (Maths sup, Maths spé puis Pharma). Cette année-là, même débutant je dépannais quelques fois dans des duplicates organisés par le 1er ministre du Maroc de l’époque, et il y avait du beau monde (comme Bob Slavenbourg, Stoppa, etc.). J’ai acheté ma 1ère pharmacie en 86 et absorbé par le travail je n’ai pu me remettre à jouer au bridge que vers le milieu des années 90. J’ai gravi très rapidement les échelons et très vite j’ai joué avec de bons voire très bons joueurs. Je citerai 2 noms : Serge Rouquillaud avec qui j’ai joué plusieurs années et qui m’a appris énormément de choses (j’ai gagné plusieurs tournois en face de lui et je me suis qualifié pour des finales d’Interclubs et Coupe de France), puis j’ai rencontré Olivier Giard avec qui je joue depuis une quinzaine d’années et qui est LE partenaire idéal : un des meilleurs joueurs de France même si son niveau a baissé vu qu’il ne joue plus qu’avec moi… Nous jouons ensemble le paire, le 4 et l’Interclubs et quelques compétitions internationales. Nous formons une paire fitée, agressive et surtout nous nous amusons en jouant. Nous travaillons actuellement sur une nouvelle méthode (le mosquitos) pour nous amuser encore plus et être plus surprenant/déroutant  pour nos adversaires !

Jean-Louis Counil : J’ai 56 ans et suis ingénieur. J’ai commencé le bridge à 20 ans, pendant mes études. J’ai tout d’abord commencé à Hurepoix puis Toulouse en 1993. Là je suis de retour à Paris depuis peu. J’ai également été le capitaine de Jérôme Rombaut lors de sa première victoire internationale (Channel Trophy des moins de 20 ans, en 1989).

 

Quel était l’état d’esprit qui régnait dans l’équipe lors de la finale ?

DF : Une équipe de très bons copains, aucune pression autre que l’envie de faire de son mieux pour essayer d’arriver au bout.

JLA : Il y a toujours un bon état d’esprit dans notre équipe d’Interclubs dont la composition est stable depuis longtemps, tout simplement car nous formons une équipe de copains et nous nous connaissons depuis fort longtemps.

AB : Notre état d’esprit était excellent, nous avons la chance d’avoir dans cette équipe un coach  (Jean-Louis Counil dit « Captain Igloo ») qui nous manage et nous prépare au mieux en fonction des équipes rencontrées. Cette année, pour des raisons personnelles nous avions TOUS très envie de réaliser une belle performance pour lui. Avant de commencer la compétition, et sans aucune forfanterie notre objectif était le podium et comme l’équipe « Zim » était absente, pourquoi pas la 1ère place. Personnellement j’avais pris une journée de repos le vendredi pour ne pas être trop fatigué le weekend. À ce sujet je ne saurais que trop répéter que les joueurs Parisiens sont avantagés par rapport à nous : je travaille 60h/semaine, je fais 500kms le vendredi pour rentrer chez moi puis  je prends l’avion à 9h du mat (lever à 6h30) pour jouer tout un weekend et je vous assure que c’est très fatigant !

JLC : Un état d’esprit excellent ! Nous sommes coéquipiers depuis 10 ans, tous issus de la même formation. Nous étions bien préparés pour cette finale, dans un très bon esprit. Nous avions tous l’espoir de faire un bon résultat      .

 

Quel est votre meilleur moment lors de cette finale ?

 DF : L’émotion de mon partenaire et néanmoins ami depuis 25ans, Jean-Louis Counil au moment de la proclamation des résultats.

JLA : Peut-être les meilleurs moments de la finale furent le dernier match du samedi et celui du dimanche matin où nous rencontrions deux équipes difficiles (Saporta et Fleury). Nos victoires à ce stade ont contribué largement à notre titre (malgré la déconvenue de l’avant dernier match du week-end).

AB : Les larmes de joies de notre coach (et d’autres) à l’affichage des résultats, l’émotion de ma femme qui est notre supportrice n°1 et qui avait pris un jour de congé spécialement pour nous accompagner.

JLC : L’annonce de la victoire bien entendu.

 

Quand avez-vous su que vous seriez sacrés champions ?

DF : J’étais sorti pour m’isoler avant la proclamation des résultats et j’ai croisé Jérome Rombaut qui m’a félicité dans les escaliers.

AB : On avait certes un doute, mais quand Jean-Louis Counil et Dominique Fonteneau sont sortis en avance à la fin de la dernière mi-temps ils avaient un sourire de vainqueurs, et connaissant le pessimisme de Dominique, ça sentait bon. Personnellement, après notre match du dimanche matin j’étais confiant et malgré notre déroute dans le match n°6, la confiance est restée car le tirage nous était favorable.

JLC : Le suspense était complet jusqu’à l’annonce des résultats. Nous attendions dans la salle, au milieu de tous les participants, juste en dessous de l’écran des résultats.

 

Connaissez-vous FunBridge ? Y jouez-vous ?

 DF : Oui mais n’y joue pas. Je joue excessivement peu au bridge.

JLA : Je ne connais FunBridge que de nom et je n’y joue pas.

AB : Je connais mais je ne joue pas, par contre mon épouse y joue tous les jours ! D’ailleurs elle en est ravie ! Moi je n’y ai quasi jamais joué par manque de temps ou d’envie et je ne peux donc pas juger.

JLC : Oui bien sûr, Jérôme m’a fait découvrir FunBridge il y a 4-5 ans, sur PC. J’y ai joué mais plus maintenant, je n’ai plus le temps. J’ai trouvé le principe très intéressant, il m’est arrivé de le recommander plusieurs fois autour de moi.

 

Avec cette victoire, vous succédez  à l’équipe de Jérôme Rombaut (Bridge Club de Garches, Val de Seine), également membre de l’équipe FunBridge. Un petit mot à lui adresser ?

 DF : Bisou mon Gégé.

JLA : Juste un petit mot à Jérôme, qui est également un de mes coéquipiers de division nationale par 4 : bon anniversaire mon grand et plein de réussite pour nos deux derniers weekend de division nationale !

AB : On s’associe pour faire tomber « Zim »? lol​

JLC : Sans rancune ! Rendez-vous l’an prochain.